Maison Métamose Maison Métamose

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Improvised tattoos, working in private.
Freehand / free machine
Fixed price.
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BIO 

Nicholas-Don Giancarli, plus connu sous le nom de projet Métamose ou Maison Métamose, est un écrivain, poète, tatoueur et photographe français.
Figure de proue du tatouage contemporain expérimental, il réalise chaque œuvre en improvisation directe, pratique nommée freehand (lorsque le dessin est réalisé au feutre avant l'encrage définitif) et free machine (directement encré au dermographe sans préparation).
Ses essais de poésie et travaux graphiques répondent à la même démarche organique, tissant un portrait global où chaque media vient à la rencontre des autres pour former une unité.

Ses débuts (2016)
Nicholas-Don Giancarli travaille quelques mois en tant que designer graphique freelance à Paris, avant de se tourner rapidement vers le tatouage. Dès le début, il prend la décision de ne proposer sa vision aux clients que le jour même du rendez-vous, sans modification possible. Un poème accompagne chaque pièce et un titre lui est attribuée, clés ajoutées à la grille de lecture et compréhension du projet. Quelques mois après s'être lancé, le magazine de tatouage contemporain Inkage lui offre une interview qui lui permet d'élargir son public. Puis c'est au tour du site Konbini de décrypter les poèmes abstraits propagés sur les corps de ses clients. Sorti aux Etats-Unis dans la catégorie Masters of Ink puis en France, l'audience est au rendez-vous. Métamose devient Maison Métamose et désormais, il tatoue sans croquis préparatoire, se laissant guider par son instinct et ce qu'il a ressenti en chacun. Les séances se déroulent à l'aveugle, autrement dit les client.e.s découvrent le résultat seulement une fois le travail entièrement achevé.

Origines du nom
Métamose est dérivé du concept de métamorphose, auquel la partie morphḗ, du grec ancien μορφή («forme»), a été retirée. L'idée est d'essayer de réintroduire la forme dans le nom, uniquement possible en générant des interactions avec autrui. Le dialogue établi offre une chance de pouvoir compléter la source. C'est ce que Nicholas-Don Giancarli explore au cours de ses séances, en échangeant avec ses clients pour marquer sur leurs corps ce dont ils ont besoin, qui les révéleront plus encore à eux-même.
Cependant, le nom Métamose étant figé en tant que nom, la forme ne sera jamais totale. C'est cette recherche infinie et ce paradoxe de repousser ce qui est définitif, comme l'encre sous la peau, qui est au cœur de sa démarche.

Au cœur du processus de « la Métamose »
Selon plusieurs études sérieusement menées, plus d’1 personne sur 5 est tatouée en France aujourd’hui, c’est dire l’engouement pour le tatouage. Cependant, là où la majorité de cet art est concentré sur la décoration ou l’élaboration de « boucliers » face au positionnement social, l’identification générale, l’impact de l’image comme surface de protection, Métamose prend le contre-pieds de sa vocation contemporaine :

«La plupart des tatouages habillent la peau et les gens. Moi je les déshabille au-delà de leur propre nudité. C’est une mutation complète qui fait ressortir l’être profond, la lumière mais aussi l’ombre dans un équilibre intrinsèque. Je pousse les gens à se détacher un moment d’eux-même, de lâcher prise et me confier la responsabilité de leurs corps. Je les protège des hauts-et-bas de leurs désirs actuels, de la mode passagère et de concepts auxquels ils ne croiront plus à l’avenir. Du fameux tattoo blues, ce sentiment de regret suite au passage à l’acte. En devenant le reflet-miroir de ce qu’ils sont, je créé des visions modifiées à travers mon prisme. On ne devient plus prisonnier de sa propre histoire, on passe de l’autre côté, jusqu’à réaliser que finalement, nous appartenons au même éventail humain, et c’est important de le comprendre pour se repositionner en ce monde.»

Maison Métamose insiste régulièrement sur la valeur de la «vérité nue» à travers ses textes. L’authenticité de l’être mais aussi de l’exposition. C’est la raison pour laquelle les corps de ses client.e.s sont présentés dans leur simple et complète nudité.
«Chaos by finesse, to defend your beauty» constitue sa baseline pendant plusieurs années, qu'il décrit comme un "appel transparent à la révolution de tous ceux et toutes celles qu’on a voulu réduire au silence".
On apprend lors d’un podcast avec Métamose que 80% de sa clientèle, en majorité féminine, a été violée. Le travail initié au cours de la séance et ce qui en résulte ont pour objectifs de leur permettre de retrouver leurs corps, et affronter le monde avec une force nouvelle.
L'exposition directe de ces corps tatoués suscite de nombreuses polémiques et entraîne à plusieurs reprises la fermeture du compte Instagram.

Identité visuelle
Le travail de Maison Métamose est immédiatement reconnaissable, à sa manière de fragmenter les lignes graphiques pour les disperser sur les corps comme autant de projections diffuses amenées à être en mouvement, au gré de l'attitude, la morphologie et les choix de leurs porteurs. Ses tatouages ont été comparés à l'Ikebana, l'art de composer avec la fragilité et le caractère du vivant végétal.
Ils se révèlent partiellement, langage mystérieux et intraduisible auxquels seuls les sens peuvent leur donner une raison d'être et une définition propre. Eléments typographiques, lignes, points et courbes, noir et teintes de couleurs, textes improvisés, visages caractérisent son style brut et naïf.
Inspiré aussi bien par le cinéma de Jodorowsky, Miyazaki, Leo Carax que la bande dessinée de Sergio Toppi et Matsumoto, le mouvement Dada, l'héritage spirituel et folklorique monstrueux venus d'Asie, les textes d'Henri Michaux et la peinture de Zao Wou-Ki, toutes ces références ont été digérées pour donner naissance à une empreinte fragile et chaotique. Maison Métamose se sert du tatouage ou du papier comme prétextes pour créer des vibrations profondes et dérangeantes qui viennent remettre en question la vision de la beauté, du corps, sa nudité et de l'échange.

Performance du Cercle (2017)
En juin 2017, reconnaissant envers un public international de plus en plus fidèle, Maison Métamose met en place le Cercle. Cette performance, qui a lieu dans un entrepôt désaffecté de Bobigny en banlieue parisienne, synthétise toutes les questions et les enjeux de son travail en offrant à huit personnes la possibilité de se faire tatouer en improvisation au cours d'une nuit entière de session. Choisis au hasard, les protagonistes du Cercle voient leurs corps marqués d'un fragment de tatouage, qui prend tout son sens en étant reconstitué aux côtés de leurs partenaires, tout en fleurissant de manière strictement personnelle sur chacun d'eux. Personne ne peut quitter les lieux tant que la dernière personne n'a pas été tatouée, et les cordes à laquelle ils sont tous attachés, coupée.
Le public, invité à observer le déroulement de la performance en gravitant autour d'un rond noir peint au sol, finit par prendre part à la performance en réalisant que les acteurs.trices éprouvent froid, faim et fatigue au fil des heures. Le Cercle noir prend vie quand les frontières entre l'intérieur et l'extérieur sont annihilées, et tout voyeurisme initial balayé.
La performance du Cercle a été filmée par une équipe de tournage, présentée dans le documentaire Charbon sur la subculture parisienne réalisé par Elora Thevenet et sorti en salles d'art et d'essai parisiennes en 2018.

Autres travaux
Après plusieurs projets sortis en indépendant, Nicholas-Don Giancarli se voit proposer un contrat par la maison d'édition d'art et poésie Æncrages&Co pour la publication de son poème long format Jusqu'au Silence.
On y retrouve les thématiques similaires du corps, de la mutation, un univers onirique dans lequel chaque personnage essaie de trouver sa place et son équilibre au milieu du chaos.

Un roman est en préparation, Le Deuil des Nénuphars, inspiré notamment par sa mère qu'il a perdu en 2019. Le personnage principal arbore une tache de naissance bien particulière sur le torse : un rond noir, dans lequel une branche vient plonger ses racines.

En 2020, Maison Métamose annonce se concentrer parallèlement sur un nouveau projet de musique.

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Texte provenant de Wikipedia